Nos projets

La campagne NUTRINET-SANTÉ a bien avancé depuis 2008. Voici un résumé des objectifs de l’étude, et des résultats obtenus pour évaluer les impacts de nos modes de consommation sur l'environnement et la santé.

Découvrez aussi les résultats mis en images dans la WEB BD "Qui sont les mangeurs bio?"

 

Les enjeux

Les grands problèmes de santé publique auxquels nous sommes confrontés en France, comme dans l’ensemble des  pays industrialisés sont les cancers, les maladies cardiovasculaires (infarctus, accidents cérébraux), obésité, diabète de type 2, dyslipidémies (cholestérol, triglycérides), l’hypertension artérielle.
Identifier des facteurs de risque ou de protection, liés à la nutrition, constitue une étape
indispensable pour établir des recommandations nutritionnelles visant à réduire le risque de
ces pathologies et améliorer la santé des populations.
L’épidémiologie nutritionnelle occupe une place importante dans la démonstration des relations nutrition-santé car elle contribue à fournir une information directe sur la relation entre l’exposition alimentaire et la survenue des maladies dans des conditions de vie habituelles. Cependant, il est essentiel aujourd’hui de pouvoir développer des études dites prospectives (dans la durée) sur de très grands échantillons de population en prenant en compte  un maximum de facteurs  du mode de vie des sujets.
 
L’utilisation d’Internet par la majorité de la population offre l’opportunité d’un accès à un très large échantillon de sujets volontaires et des possibilités de recueillir régulièrement, de très nombreuses données qu’il est possible de collecter, stocker et traiter de façon automatisée et confidentielle

L’objectif principal 

Etudier les relations entre les apports en aliments, nutriments, comportements alimentaires et  la mortalité globale et spécifique (par cancer ou maladies cardiovasculaires).  

 

Les objectifs secondaires :


- Etudier les relations entre les apports en nutriments, aliments, comportements alimentaires et  
l’incidence des cancers, des maladies cardiovasculaires, de l’obésité et du surpoids, du diabète de type 2, de l’hypertension artérielle, des dyslipidémies, du syndrome métabolique et de la qualité de vie.  
- Etudier les déterminants (sociologiques, économiques, culturels, biologiques,) des
comportements alimentaires, de l’état nutritionnel et de l’état de santé.
- Etudier les relations entre les apports en nutriments, aliments, comportements alimentaires et des marqueurs clinico-biologiques (prises de sang, urines).
- Surveiller dans le temps (10 ans au moins) l’évolution des apports alimentaires et de l’état nutritionnel de la population.
- Mesurer les niveaux d’exposition à des risques alimentaires  
- Evaluer l’impact de campagnes ou d’actions de santé publique (connaissance, perception,
efficacité,..) .

Par la masse d’informations collectées, par la taille de l’échantillon, la cohorte NutriNet-Santé permettra de constituer une gigantesque base de données sur la nutrition et la santé de la population française et sera une des plus grandes bases de données épidémiologique dans le champs de la santé dans le monde.   

 

En pratique:


Il s’agit d’une étude de cohorte prospective portant sur une large population
(but : 500 000 personnes ! ), surveillée pendant une période suffisamment longue (5-10 ans). Il s’agit d’adultes de plus de 18 ans, dont au moins 250 000 sujets de plus de 45 ans, recrutés par une vaste campagne grand public lancée depuis Octobre-Novembre 2008.
Tous les questionnaires et collectes de données sont conçus pour être remplis directement sur le site internet.
A l’inclusion, à partir du site de l’étude (www.etude-nutrinet-sante.fr ), tous les sujets remplissent un dossier de base comprenant différentes parties :
questionnaires alimentaires (3 enregistrements alimentaires de 24h sur 15 jours), questionnaires sur l'activité physique, sur les données anthropométriques (poids, taille), sur le mode de vie et sur l’état de santé.  
Dans le cadre de leur surveillance, les nutrinautes reçoivent chaque mois, un rappel automatisé par e-mail les informant de la nécessité de compléter leur dossier en remplissant le nouveau questionnaire (lien intégré dans l’e-mail).
Des questionnaires spécifiques sont proposés régulièrement, ainsi que des prélèvements biologiques (sang, urines) pour des analyses biologiques.
La banque de données unique et son accès pour les chercheurs  constituera un réel patrimoine scientifique national.

L’étude NUTRINET-SANTE est entièrement réalisé par des chercheurs du service public (Université, INRA, INSERM) et financée par  des fonds publics.
Elle est coordonnée par L’Unité de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Université Paris 13/ INSERM/INRA) et son Directeur, le Professeur Serge Hercberg.
Au Printemps 2012, nous sommes déjà plus de 200 000 nutrinautes, dont plus de 100 000 ont déjà rempli tous les questionnaires obligatoires. Dès demain, vous pouvez vous aussi devenir un volontaire participant à l’étude, devenir un nutrinaute !
 

Et la bio dans tout ça ?


On sait que la motivation à consommer des produits Bio est pour 95% des personnes , le facteur « santé », pour 94%, le facteur « environnement » et pour 87%, le goût et la qualité.
Mais on ne dispose pas, au niveau national comme international, de données scientifiques suffisantes pour  évaluer les types de consommateurs de produits bio, leurs attitudes et leurs contraintes, la qualité de leur alimentation et les  bénéfices potentiels pour le bien-être et la santé qu’ils peuvent en retirer.
Avec l’étude NUTRINET-SANTE, nous avons déjà plusieurs dizaines de milliers de nutrinautes qui déclarent, dans un questionnaire spécifique sur la consommation des produits bio, être consommateurs plus ou moins réguliers d’aliment Bio ? Ceci fournit donc une opportunité unique d’étudier sur de très nombreuses personnes et de façon pluri-disciplinaire cette question importante,  et sans équivalent connu au plan international. Plus nombreux seront les consommateurs de produits bio dans l’étude, mieux on pourra les étudier et avoir des connaissances sur ce qu’ils mangent, comment, pourquoi, et quel est leur état de santé.


Les objectifs du projet BIO-NUTRINET sont ainsi :
- Analyser des données du questionnaire Bio posé dans la cohorte NutriNet avec les  données disponibles sur 80 000 participants.
- Etablir les caractéristiques des consommateurs de produits Bio en France, par âge, sexe, région et catégories d’aliments consommés, etc.
- Classifier les consommateurs en non consommateurs, et en consommateurs occasionnels, réguliers, ou assidus de produits bio,  et connaitre leurs comportements.
- Etudier des déterminants sociaux, économiques, psychologiques et cognitifs de la consommation de produits bio (analyses quantitatives et qualitatives).
- Mettre en relation le comportement alimentaire et les apports nutritionnels (équilibre macro et micro-nutriments, …) selon le type de consommateurs bio, comparer leurs apports aux  recommandations (PNNS et Apports Nutritionnels Conseillés)
- Connaître l’état nutritionnel des consommateurs Bio ( vs non consommateurs) : avec des marqueurs  biologiques nutritionnel (taux plasmatiques de vitamines, lipides, minéraux)
- Connaître  le statut toxicologique des consommateurs Bio  : dosages de résidus de pesticides (dosages urinaires ou plasmatiques )
- Mettre en relation la consommation de produits Bio et des facteurs de risque pour la santé (bilan lipidique, glycémie,…), état anthropométrique (BMI, tour de taille…), pression artérielle,…).
L’ ITAB (Institut Technique de l’Agriculture Biologique) et l’Association Bio Consom'acteurs (Organisation nationale de consommateurs de produits Bio) seront des partenaires associés à ce projet.

Denis Lairon, Directeur de recherche à l’INSERM, nutritionniste, est expert pour le projet BIO-NUTRINET et correspondant de l’étude NUTRINET-SANTE pour la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et est rédacteur de ce texte.

Pour aller plus loin :

La web BD "Qui sont les mangeurs bio?" parue en décembre 2016

Le 2e épisode de la web BD "La Web BD BioNutrinet revient !" paru en avril 2019


 

 
 

 


Suite à la campagne de mobilisation des collectivités, l’idée d’un documentaire a vu le jour. Le film Zéro phyto 100 % bio est sorti au cinéma en janvier 2018.

Le film Zéro phyto 100 % bio a été réalisé par Guillaume Bodin. C’est une enquête passionnante sur plusieurs communes françaises qui n’ont pas attendu l’entrée en vigueur le 1er janvier 2017 de la loi Labbé interdisant l’utilisation de pesticides dans les espaces publics pour changer leurs pratiques. Ce film met aussi en avant les pionniers de la restauration collective biologique et leurs partenaires : associations, entreprises, agriculteurs, ingénieurs, artisans qui ensemble contribuent à l’amélioration de la qualité des repas dans les collectivités.

Conscients de leurs responsabilités en termes de santé publique et d’environnement, ces acteurs de terrain ne livrent pas de solutions toutes prêtes, mais décrivent plutôt les étapes qu’ils ont franchies pour mener à bien leurs projets. Leur expérience montre que toutes les communes, quelles que soient leur taille et leur couleur politique, peuvent changer leurs pratiques.

Fin 2018, Zéro Phyto 100% bio, c’est :

  • 1 600 projections dans 800 cinémas
  • 36 500 spectateurs
  • 250 projections en présence du réalisateur, Guillaume Bodin

Un documentaire d’utilité publique à diffuser le plus largement possible.

Le DVD

Le film est sorti en DVD le 2 avril 2019, et il est aussi disponible en VOD.

Le DVD est en vente sur Dahu, le site du réalisateur Guillaume Bodin, chez tous les revendeurs, et sur la plateforme DreamAct. Vous pouvez également venir vous en procurer dans nos locaux à Montreuil. Contactez-nous avant et on se fera un plaisir de vous accueillir.

Vous pourrez retrouver dans la pochette DVD :

  • les sous-titres en français pour sourd et malentendant sélectionnables sur le film
  • les sous-titres en anglais sélectionnables sur le film
  • le dossier pédagogique en version papier pour aider les profs à parler du film en classe ou les conseils municipaux à prendre les bonnes décisions (il est beau de rêver !)
  • le calendrier des fruits et légumes de saison en version papier mois par mois
  • 69 minutes de bonus


Pour organiser une diffusion du film dans votre cinéma, c'est toujours possible! Il suffit de contacter les producteurs du film.

Plus d'informations pour organiser une projection du film sur cette page.


À la rentrée 2019, Commerce Équitable France et ses membres, dont Bio Consom’acteurs fait partie, ont lancé un nouveau programme d’éducation au commerce équitable baptisé FAIR Future.

Bio Consom’acteurs participe à cet ambitieux programme FAIR Future, financé par l’Agence Française de Développement, ayant pour objectif d’éduquer 130 000 jeunes à la consommation responsable sur 3 ans !
Les objectifs de ce projet visent à structurer, soutenir et déployer en France l’éducation au commerce équitable (ECE) à destination des moins de 30 ans, pour contribuer à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD).  Porté par un consortium de 10 organisations, FAIR Future est un projet sans précédent car c’est le plus gros programme d’éducation au commerce équitable jamais lancé.

Dans le cadre de ce projet, nous avons pour mission de co-créér un outil pédagogique sur les enjeux croisés de la bio et du commerce équitable à destination des enfants de moins de 12 ans, avec la Fédération Artisans du Monde. Nous nous réunissons donc régulièrement lors de groupes de travail pour définir ensemble les grandes phases d’avancées du projet, les objectifs et enjeux pédagogiques, le format que prendra cet outil pédagogique, sa mécanique de jeu, etc.

Après rédaction et validation des contenus, la phase de conception débutera en février 2020, puis d’avril à août 2020, nous testerons le prototype du jeu dans au moins cinq structures éducatives (écoles, collèges, camps scouts) afin que le jeu final soit disponible en décembre 2020.

Bio Consom’acteurs et les partenaires du projet mèneront des actions d’éducation dans des écoles, collèges, lycées, universités mais aussi dans des centres de loisirs et colonies de vacances.

Voici une liste non-exhaustive d’autres activités en faveur du commerce équitable prévues dans le cadre de ce programme :

  • Le label « Ecoles de commerce équitable » permettra d’engager les établissements scolaires et universitaires
  • Le dispositif « Jeunes Ambassadeurs de commerce équitable » sera développé par la Fédération Artisans du Monde dans les lycées
  • « Génération Équitable », portée par Max Havelaar France et Fair[e] un monde équitable, permettra de mobiliser les étudiants
  • Des FAIRzones seront organisées partout en France par Fair[e] un monde équitable pour mobiliser les jeunes actifs

Bio consom’acteurs est partenaire du bureau d’étude Eco2 Initiative sur le projet « Nos cantines engagées pour le climat » qui a démarré en Novembre 2018.
Ce projet, co-financé par l’ADEME, vise à réduire l’impact carbone des repas dans les cantines scolaires en adaptant les menus, tout en formant les personnels de cuisine, sans oublier l’accompagnement du changement auprès des animateurs, professeurs et enfants.

Ce projet se déroule sur le terrain, aux côtés des acteurs de la restauration collective de la Ville de Paris. Ce sont les caisses des écoles des 9e et 10e arrondissements qui ont été choisies comme pilotes pour expérimenter ce projet in vivo. L’idée est de tirer les enseignements de cet accompagnement sur la durée, pour éditer un guide méthodologique à destination de l’ensemble des acteurs de la restauration collective.

Depuis février 2019, un groupe de travail se réunit régulièrement pour orienter les menus des cantines vers des repas durables et responsables. Il est composé des équipes de Bio consom’acteurs, Eco2 Initiative, des directrices des caisses des écoles du 9e et 10e arrondissements de Paris, des responsables des menus et des chargé·e·s de mission des équipes municipales.
Un outil de pilotage a été développé par Eco2 Initiative pour mesurer les progrès au fur et à mesure.

Durant l’été 2019, Gilles Daveau, formateur et spécialiste de la cuisine biologique et alternative, a formé des personnels de cuisine des 9e et 10e arrondissements. Des recettes alternatives ont été testées pour limiter l’impact carbone des plats, tout en variant les plaisirs et les goûts. Les cuisiniers sont demandeurs de formations car ils souhaitent pouvoir s’impliquer davantage dans la préparation des menus et renouer avec le plaisir de cuisiner.

Bio consom’acteurs intervient dans des écoles et des centres de loisirs pour sensibiliser les enfants à l’importance d’une alimentation saine, équilibrée et locale. En découvrant les activités de notre outil pédagogique Ludobio, les enfants prennent conscience des bienfaits d’une alimentation responsable sur leur santé, et celle de la planète, tout en s’amusant et en coopérant.

Depuis la rentrée scolaire 2019-2020, Bio consom’acteurs a développé une séquence d’interventions à destination des enfants du primaire. Nous développons des partenariats avec des enseignants d’écoles du 9e et 10e arrondissements de Paris, pour accompagner les enfants dans cet apprentissage. En allant du champ à l’assiette, nous abordons l’importance de privilégier des produits issus de l’agriculture biologique, locale et équitable, de réduire le gaspillage alimentaire, et de respecter la saisonnalité.

Les animateurs des temps périscolaires sont également impliqués dans ce partenariat en étant formés pour transmettre aux enfants qu’ils accompagnent le goût et l’envie de manger de tout, le plaisir de manger des plats non transformés, ...

A noter : à partir du 1er novembre 2019, en lien avec la loi n°2018-938 issue des Etats généraux de l’alimentation, les cantines scolaires sont tenues de proposer un menu végétarien au moins une fois par semaine, à titre d’expérimentation sur une durée de 2 ans. La diminution de la consommation de viande et de poisson dans la restauration collective scolaire, qui sert un milliard de repas par an, constitue donc un levier sans équivalent en termes de santé et de préservation de l’environnement, dont la lutte contre les changements climatiques. A Paris, l’introduction de produits bio dans les cantines est aussi engagée, mais reste disparate. En effet, certains arrondissements sont capables de servir 75% de bio, alors que d’autres n'en proposent que 3,5%.

D’ici à 2020, le Plan Alimentation durable de la Ville de Paris prévoit d’augmenter partout à 50% la part de l’alimentation durable dans la restauration collective municipale. Aujourd’hui en moyenne, c’est déjà environ 30% de bio dans les cantines de la capitale.

Le projet comporte la rédaction d’un guide des bonnes pratiques à appliquer en restauration collective pour réduire le bilan carbone des assiettes qui doit sortir en fin d'année 2020.

Ce projet est voué à être démultiplié et à encourager de nouvelles collectivités à s'engager.

Nous sommes disponibles pour intervenir dans les écoles et accompagner la démarche, aux côtés des enseignant.es motivé.es ! Contactez-nous !