Le plan ESSE, ou comment faire essaimer l’économie sociale, solidaire et écologique

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Le plan Economie sociale, solidaire et écologique (ESSE) a besoin de 10 000 personnes pour diffuser son journal papier au niveau local dès 2013. Lancé par l’association l’Age de faire, ce plan a pour but de créer les conditions d'émergence des initiatives citoyennes et activités économiques locales.

L’idée forte du plan ESSE : que le peuple reprenne la main sur l’économie, afin de ne pas la laisser à des «actionnaires anonymes, insatiables et inconséquents». L’économie sociale et solidaire compte aujourd’hui pour 8% du PIB français. Objectif du plan: atteindre les 35% en 20 ans. Notamment en relocalisant l’économie. Comment ? D'abord, en faisant largement connaître l’économie sociale, solidaire et écologique (ESSE) au plus grand nombre. D'abord  via un journal papier national, qui fonctionnera sur le modèle collaboratif de l’Age de faire.

Dix mille volontaires de toute la France sont ainsi nécessaires pour distribuer ce journal dès 2013. Mensuel destiné au grand public, diffusé à 300 000 exemplaires, il traitera d’initiatives citoyennes et locales liées à l’ESSE. Son prix ? Le même que son coût de fabrication : 20 centimes d’euro. L’idée, c’est que si vous êtes intéressé par le projet, vous acheterez 30 exemplaires chaque mois pour 6 euros, afin de les vendre ou de les diffuser gratuitement dans votre entourage.

Second moyen de faire connaître l’ESSE, cette fois au niveau local : un portail internet interactif, propre à chaque territoire. Les habitants du coin pourront y apprendre tout ce qui se passe près de chez eux (amaps, Cigales, Terre de liens, Nef, Scop, Castors, Adie, jardins partagés, événements festifs et collaboratifs, etc.) et y créer de mini-réseaux sociaux type Facebook, mais version locale. Objectif: qu’en 2 ans, tous ceux qui ont internet connaissent le portail.

Troisième point du plan ESSE : placer un animateur sur chaque territoire, au niveau cantonal par exemple. Ce ou cette salarié(e) informerait et accompagnerait dans leur démarche les habitants intéressés par  l’ESSE. Outils, méthodes, retours d’expériences et savoir-faire liés à l’ESSE seraient mis à leur disposition . Objectif à moyen terme: 4000 lieux de ce type, ou Maisons de l’ESSE (chacune disposant d’un animateur) réparties sur tout le territoire. Les 100 premières doivent être créées courant 2013, sachant que le fonctionnement d’une Maison serait de quelque 3000 euros par mois. D’envergure, ce projet doit pourtant s’autofinancer un an après la mise en place d'une Maison. Ceci, afin de garder son indépendance et sa cohérence. Si les citoyens trouvent ce qu’ils cherchent dans une Maison, ils contribueront financièrement à la vie de celle-ci (à partir de 5 euros par mois, par exemple, d’après le site de l’association). Par ailleurs, les entreprises ayant bénéficié des services de la Maison pourront lui verser une part de leur chiffre d’affaires.

Relocaliser notre économie passera inévitablement par sa reprise en main par les citoyens. Pour vous renseigner ou participer à ce mouvement, (notamment en vous engageant à distribuer les journaux papier mensuels du plan ESSE près de chez vous), contactez les fondateurs du projet!

 

 

 

 

 

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