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« La question du mois » : La bio est-elle équitable ?

Nouvelle habitude mensuelle : chaque mois, dans notre newsletter, nous décryptons et détaillons une des grandes questions de notre livret « La Bio en Questions ».

Ce mois-ci, nous nous penchons sur la question « La bio est-elle équitable ? » située page 42 de notre livret « La Bio en Questions » 

Aujourd’hui, 80% des produits bio ont également un label équitable.

Le cahier des charges de l’agriculture biologique ne comporte que des critères environnementaux, les critères économiques et sociaux n’y sont pas pris en compte. Pourtant, les principes de juste rémunération des producteur.trices et de conditions de travail décentes sont essentiels, au Nord comme au Sud.
Il est pour nous important de consommer des produits bio et issus du commerce équitable pour permettre aux paysan.nes de lutter contre le dérèglement climatique, de mettre en place des modèles de production respectueux de la planète et de gagner un meilleur revenu, pour leur offrir une vie décente et la possibilité d’investir dans la production pour l’améliorer.

Lorsqu’ils sont rémunérés à leur juste valeur, les producteurs.trices peuvent lutter contre les oppressions et reprendre le pouvoir sur leur vie, en accédant à un nouveau circuit de marché et ainsi percevoir des revenus réguliers. Le fait de nouer des relations durables avec les organisations partenaires permet de réduire les incertitudes liées à leur activité. 
Le pouvoir du collectif a toute sa place dans les réseaux de commerce équitable et de la bio. En se rassemblant, il devient plus facile pour les producteur.trices de défendre leurs intérêts, de développer des projets sociaux pour leur communauté. 
Pour le cas des produits exotiques, les consommer en bio et équitable est indispensable. Le commerce équitable pratique les circuits courts puisqu’il réduit au maximum le nombre d’intermédiaires, ce qui permet aussi de diminuer l’impact environnemental d’une banane par exemple ! 

En France, certaines enseignes et marques spécialisées en bio décident d’acheter en direct auprès des groupements de producteur.trices issu.es des pays du Sud, cela favorisant un renforcement des liens entre ces derniers et les consommateur.trices au-delà des frontières – c’est-à-dire avec les pays du Sud – en achetant responsable.
Ces partenariats sont aussi créés avec les culivateur.trices français : on parle alors de « commerce équitable origine France », qui applique en France les principes fondamentaux du commerce équitable. Aujourd’hui, 47% des produits origine France ont une double labellisation : équitable et bio.

La bio et le commerce équitable sont donc bien des notions et des pratiques intrinsèquement liées ! 
La devise de Bio Consom’acteurs est d’ailleurs la suivante : « Agir pour une bio, locale et équitable ». 

D’ailleurs, cette synergie entre bio et équitable est au cœur d’un de nos grands projets : la co-création de notre nouvel outil pédagogique « Panique à la TransiSchool ! » à destination des 11-15 ans, en partenariat avec la Fédération Artisans du Monde. Ce jeu porte sur les enjeux croisés de la bio et du commerce équitable car ces deux systèmes disposent d’un formidable potentiel d’éducation et de sensibilisation, notamment des jeunes en tant qu’acteurs du changement, futur.es professionnel.les et futur.es consommateur.trices. (mettre le lien du nouvel article sur les avancées du jeu !)

Pour aller plus loin, retrouvez ici une description du commerce équitable et de ses piliers.
N’hésitez pas à aller voir le site de l’agence bio pour plus d’informations sur les garanties de la bio.

Agriculture

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