Six grandes associations européennes de cosmétiques bio (BDIH pour l'Allemagne, Bioforum pour la Belgique, Ecocert et Cosmébio pour la France , ICEA pour l'Italie, Soil Association pour l'Angleterre) travaillent à la mise en place d'un cahier des charges plus exigeant et harmonisé sous un nouveau label qui sera lancé en 2010, sous le nom Cosmos ("cosmetic organic standard").
Jusqu'à présent, en l'absence de législation européenne stricte, les consommateurs européens pouvaient de tourner vers plusieurs labels de cosmétiques bio ayant chacun un cahier des charges différent.
En France, on peut trouver par exemple le label "Cosmétique écologique et biologique" de l’organisme de certification Ecocert. Celui-ci définit des produits contenant au moins 95% de matières premières végétales bio et au moins 10% d’ingrédients biologiques sur la totalité du produit fini (l’eau et les minéraux naturels n'entrent pas dans les ingrédients bio).
La charte Cosmébio interdit l’utilisation d’ingrédients issus de la pétrochimie (silicones, parabènes…), et fabriqués à partir d’oxyde d’éthylène, de parfums et colorants synthétiques et d’OGM. Les fabricants doivent publier une liste exhaustive des ingrédients utilisés et leur provenance. Les contrôles sur la composition, l’innocuité, l’efficacité et l’étiquetage des produits cosmétiques sont effectués par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). 300 entreprises proposent des produits labélisés Cosmebio.
Le futur label Cosmos prévoit de faire passer le pourcentage minimum de matières premières végétales certifiées bio dans un produit cosmétique de 95% à 100%. Pour le produit fini, il devra désormais contenir 20% minimum d’ingrédients biologiques dans sa composition au lieu de 10% pour les produits Cosmebio. Le label enviseage également de contrôler la "traçabilité" des matières premières et d'intégrer l'impact environnental des emballages.
Il devrait être lancé le 1er janvier 2010, avec une période de transition de 3 à 5 ans, pour permettre un temps d'adaptation aux entreprises. Le logo viendra s'ajouter à ceux des marques existantes.