Nos projets et campagnes

0 phyto 100% bio

En 2007, le Grenelle de l'environnement fixait plusieurs objectifs en terme de réduction de l'usage des pesticides et de développement de l’agriculture biologique. Il était prévu de réduire de 50% l’usage de ces toxiques à l'horizon 2018, de tripler les surfaces cultivées en bio (soit 6% de la surface agricole française) d'ici 2012 et d’introduire les produits biologiques dans la restauration collective publique à hauteur de 20%.

Lancé par Bio Consom'acteurs, Générations futures et Agir pour l'Environnement, des organisations de la société civile, le projet « 0 phyto, 100% bio ! » doit permettre de recenser, encourager et valoriser les collectivités à entrer dans cette démarche de réduction des pesticides et de promotion de la bio.

 

Des résultats décevants

Aujourd’hui, bien que le nombre des agriculteurs de produits biologiques ne cesse de croître, ce mode de production représente moins de 4% de la surface agricole utile et à peine 3% des repas servis en restauration collective publique. Ces chiffres placent la France, pourtant 3ème pays agricole mondial, à la 19ème position en Europe. Quant aux pesticides, leur usage stagne et représente encore près de 65 000 tonnes chaque année dans les champs. Et bien qu'une loi visant à interdire la vente de pesticides aux particuliers et leur usage aux personnes publiques dans les espaces verts, forêts et promenades ait été récemment adoptée au Parlement, des dérogations existent, et les dates d’entrée en vigueur sont bien trop tardives au regard du risque que font courir ces toxiques à la population.

 

Des mairies pionnières

Des maires de nombreuses communes de toute taille ont déjà pris les devants et compris les enjeux, tant économiques, sociaux, écologiques que sanitaires, liés à cette situation. Ils ont engagé des mesures fortes visant soit à introduire des aliments bio dans leur restauration collective, soit à réduire - voire supprimer- l’usage des pesticides dans leur commune (parfois les deux) pour le bien de leurs administrés.

 

Le projet « 0 phyto 100% bio ! »


Les objectifs

Recenser, encourager et valoriser les bonnes pratiques des communes, à l'aide d'un questionnaire destiné aux élus (pesticides et bio)
Interpeller les « mauvais élèves » et les pousser à s'engager pour l'avenir, à l'aide d'un kit de mobilisation
Aider toutes les communes à s'améliorer grâce au "Kit collectivités"  paru le 29 mars 2016.


Les porteurs du projet

Coordonnée par les associations Bio Consom'acteurs, Agir pour l'Environnement, le Collectif citoyen les Engraineurs, Générations Futures et  NatureParif, la campagne « 0 phyto 100% bio ! » porte une attention particulière aux questions de santé publique, préservation de la biodiversité et qualité de l'environnement. Le projet est également soutenu par des organisations telles que la FNAB, UNCPIE et UNAF.


A qui s'adresse la campagne ?

La campagne s'adresse à tous les publics : les élus et les agents municipaux dans un premier temps mais aussi les citoyens-consommateurs, les agriculteurs, jardiniers, et toutes les personnes volontaires au changement.


Les temps forts du projet 

  • Le concours "zéro phyto, 100% bio" lancé en novembre 2014.
  • Un recensement national des communes bio et des communes sans pesticides a lieu depuis le 16 janvier grâce à un questionnaire simple envoyé à près de 30000 communes afin de connaître leurs des pratiques pour chacun des deux thèmes : la réduction des pesticides et l''introduction de produits biologiques en restauration collective.
  • Le site plateforme du projet offre la possibilité de visionner une vidéo « mode d’emploi » et de télécharger un kit de mobilisation citoyenne à destination des personnes désireuses de manifester leur souhait de changement. Ce dernier fournit des outils pour s’informer, sensibiliser et agir. Le site internet est aussi un pôle ressource pour toute personne recherchant des informations utiles sur les pesticides ou l'alimentation biologique.
  • Deux espaces internet sont dédiés au recensement et à la publication des résultats sous forme de cartes interactives de France, rendues publiques lors de la Semaine pour les alternatives aux pesticides. Les communes ayant répondu au questionnaire apparaissent selon la couleur (dégradé de vert) de leur engagement.

          → http://www.villes-et-villages-sans-pesticides.fr/ pour afficher sur une carte les communes qui s’engagent à réduire - voire à supprimer - l’usage des pesticides dans les espaces publics municipaux.

          → http://www.villes-et-villages-bio.fr/ pour répertorier sur une carte les communes qui s’engagent vers une politique de développement de l’agriculture biologique dans les champs et l’introduction de produits bio en restauration collective publique.

>>>> Devenez enquêteur : via ces deux espaces, les internautes peuvent inciter leur commune à se faire recenser.
Le kit de mobilisation citoyenne : « 0 phyto 100% bio !»

>>>> Vous êtes acteur dans une collectivité et vous vous demandez comment vous passer des pesticides ou introduire la bio dans les cantines ? Découvrez notre kit pédagogique :
Le kit collectivités 0 phyto 100% bio

Articles de Bio Consom'acteurs liés au projet :

Lancement du prix 0 phyto 100% bio - 25 novembre 2014
35 communes primées 0 phyto 100% bio - mars 2015
Un kit collectivités pour mobiliser les élus - mars 2016
0 phyto 100% bio c'est possible! La parole aux élus - VIDEOS - avril 2016

 

 

Dans la cadre d'un partenariat avec l'ITAB, Bio Consom'acteurs participe au projet Innovez Bio qui vise à favoriser en milieu rural le développement de l'innovation issue des systèmes agri-alimentaires biologiques.

Ce projet réunit des têtes de réseaux nationales, des chercheurs et des enseignants afin qu’ils collaborent pour appuyer leurs membres locaux à créer des groupes opérationnels multi-acteurs innovants et inscrits dans la dynamique des appels à projets régionaux du PEI (Partenariat Européen d'Innovation). A cette fin ils mutualiseront leurs expériences et leurs compétences pour co-construire des méthodes et des outils pour le repérage des besoins et des acteurs innovants et pour leur accompagnement. L'analyse réflexive des processus dans les groupes pilotes permettra de conforter ces outils et méthodes et d'en assurer une large diffusion.

Les partenaires du projet :

-> l'Institut technique d'agriculture biologique (ITAB)
-> France Nature Environnement (FNE)
-> INRA (Institut national de la recherche agronomique)
-> ISARA Lyon (Institut supérieur d'agriculture et agroalimentaire)
-> APCA (Assemblée permanente des chambres d'agriculture)


Les financeurs du projet :

-> le Réseau rural français
-> le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader)
-> le Ministère de l'agriculture


Le projet La bio pour tous vise à favoriser l'accès des produits bio aux personnes en situation de précarité et à lutter contre le gaspillage alimentaire.


Ses objectifs :

- permettre à tous l'accès à une alimentation de qualité,
- adopter une gestion responsable des déchets en valorisant les rebuts alimentaires,
- sensibiliser la population aux questions de gaspillage alimentaire, nutrition, santé et aux modes de production agricoles locaux,
- créer une dynamique locale entre les magasins biologiques, les associations caritatives et les citoyens précaires,
- reconquérir la souveraineté alimentaire de notre territoire en soutenant une agriculture de qualité et de proximité."

Il repose sur les piliers suivants :

- la préparation de repas bio solidaires dans des lieux citoyens en partenariat avec des commerçants volontaires
- la mise en place d'ateliers de sensibilisation à l'aide d'outils pédagogiques, en premier lieu Ludobio


Les repas solidaires 

Bio Consom'acteurs propose des repas bio réguliers dans des cafés citoyens ou solidaires, à partir de produits bio invendus. C'est l'occasion pour des personnes en situation de précarité d'apprendre à mieux s'alimenter en cuisinant différemment et en s'amusant, grâce à des ateliers pédagogiques. Pour cela, des outils sous forme de livrets et jeux pour enfants (mallette pédagogique Ludobio) sont mis à disposition.


Comment agir ?

-> Signez la pétition "La bio pour tous" !

 

La mallette pédagogique Ludobio

 

Partenaires

 

Les enjeux

Les grands problèmes de santé publique auxquels nous sommes confrontés en France, comme dans l’ensemble des  pays industrialisés sont les cancers, les maladies cardiovasculaires (infarctus, accidents cérébraux), obésité, diabète de type 2, dyslipidémies (cholestérol, triglycérides), l’hypertension artérielle.
Identifier des facteurs de risque ou de protection, liés à la nutrition, constitue une étape
indispensable pour établir des recommandations nutritionnelles visant à réduire le risque de
ces pathologies et améliorer la santé des populations.
L’épidémiologie nutritionnelle occupe une place importante dans la démonstration des relations nutrition-santé car elle contribue à fournir une information directe sur la relation entre l’exposition alimentaire et la survenue des maladies dans des conditions de vie habituelles. Cependant, il est essentiel aujourd’hui de pouvoir développer des études dites prospectives (dans la durée) sur de très grands échantillons de population en prenant en compte  un maximum de facteurs  du mode de vie des sujets.
 
L’utilisation d’Internet par la majorité de la population offre l’opportunité d’un accès à un très large échantillon de sujets volontaires et des possibilités de recueillir régulièrement, de très nombreuses données qu’il est possible de collecter, stocker et traiter de façon automatisée et confidentielle

 

L’objectif principal 

Etudier les relations entre les apports en aliments, nutriments, comportements alimentaires et  la mortalité globale et spécifique (par cancer ou maladies cardiovasculaires).  

 

Les objectifs secondaires :


- Etudier les relations entre les apports en nutriments, aliments, comportements alimentaires et  
l’incidence des cancers, des maladies cardiovasculaires, de l’obésité et du surpoids, du diabète de type 2, de l’hypertension artérielle, des dyslipidémies, du syndrome métabolique et de la qualité de vie.  
- Etudier les déterminants (sociologiques, économiques, culturels, biologiques,) des
comportements alimentaires, de l’état nutritionnel et de l’état de santé.
- Etudier les relations entre les apports en nutriments, aliments, comportements alimentaires et des marqueurs clinico-biologiques (prises de sang, urines).
- Surveiller dans le temps (10 ans au moins) l’évolution des apports alimentaires et de l’état nutritionnel de la population.
- Mesurer les niveaux d’exposition à des risques alimentaires  
- Evaluer l’impact de campagnes ou d’actions de santé publique (connaissance, perception,
efficacité,..) .

Par la masse d’informations collectées, par la taille de l’échantillon, la cohorte NutriNet-Santé permettra de constituer une gigantesque base de données sur la nutrition et la santé de la population française et sera une des plus grandes bases de données épidémiologique dans le champs de la santé dans le monde.   

 

En pratique:


Il s’agit d’une étude de cohorte prospective portant sur une large population
(but : 500 000 personnes ! ), surveillée pendant une période suffisamment longue (5-10 ans). Il s’agit d’adultes de plus de 18 ans, dont au moins 250 000 sujets de plus de 45 ans, recrutés par une vaste campagne grand public lancée depuis Octobre-Novembre 2008.
Tous les questionnaires et collectes de données sont conçus pour être remplis directement sur le site internet.
A l’inclusion, à partir du site de l’étude (www.etude-nutrinet-sante.fr ), tous les sujets remplissent un dossier de base comprenant différentes parties :
questionnaires alimentaires (3 enregistrements alimentaires de 24h sur 15 jours), questionnaires sur l'activité physique, sur les données anthropométriques (poids, taille), sur le mode de vie et sur l’état de santé.  
Dans le cadre de leur surveillance, les nutrinautes reçoivent chaque mois, un rappel automatisé par e-mail les informant de la nécessité de compléter leur dossier en remplissant le nouveau questionnaire (lien intégré dans l’e-mail).
Des questionnaires spécifiques sont proposés régulièrement, ainsi que des prélèvements biologiques (sang, urines) pour des analyses biologiques.
La banque de données unique et son accès pour les chercheurs  constituera un réel patrimoine scientifique national.

L’étude NUTRINET-SANTE est entièrement réalisé par des chercheurs du service public (Université, INRA, INSERM) et financée par  des fonds publics.
Elle est coordonnée par L’Unité de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Université Paris 13/ INSERM/INRA) et son Directeur, le Professeur Serge Hercberg.
Au Printemps 2012, nous sommes déjà plus de 200 000 nutrinautes, dont plus de 100 000 ont déjà rempli tous les questionnaires obligatoires. Dès demain, vous pouvez vous aussi devenir un volontaire participant à l’étude, devenir un nutrinaute !
 

Et la bio dans tout ça ?


On sait que la motivation à consommer des produits Bio est pour 95% des personnes , le facteur « santé », pour 94%, le facteur « environnement » et pour 87%, le goût et la qualité.
Mais on ne dispose pas, au niveau national comme international, de données scientifiques suffisantes pour  évaluer les types de consommateurs de produits bio, leurs attitudes et leurs contraintes, la qualité de leur alimentation et les  bénéfices potentiels pour le bien-être et la santé qu’ils peuvent en retirer.
Avec l’étude NUTRINET-SANTE, nous avons déjà plusieurs dizaines de milliers de nutrinautes qui déclarent, dans un questionnaire spécifique sur la consommation des produits bio, être consommateurs plus ou moins réguliers d’aliment Bio ? Ceci fournit donc une opportunité unique d’étudier sur de très nombreuses personnes et de façon pluri-disciplinaire cette question importante,  et sans équivalent connu au plan international. Plus nombreux seront les consommateurs de produits bio dans l’étude, mieux on pourra les étudier et avoir des connaissances sur ce qu’ils mangent, comment, pourquoi, et quel est leur état de santé.
Les objectifs du projet BIO-NUTRINET sont ainsi :
- Analyser des données du questionnaire Bio posé dans la cohorte NutriNet avec les  données disponibles sur 80 000 participants.
- Etablir les caractéristiques des consommateurs de produits Bio en France, par âge, sexe, région et catégories d’aliments consommés, etc.
- Classifier les consommateurs en non consommateurs, et en consommateurs occasionnels, réguliers, ou assidus de produits bio,  et connaitre leurs comportements.
- Etudier des déterminants sociaux, économiques, psychologiques et cognitifs de la consommation de produits bio (analyses quantitatives et qualitatives).
- Mettre en relation le comportement alimentaire et les apports nutritionnels (équilibre macro et micro-nutriments, …) selon le type de consommateurs bio, comparer leurs apports aux  recommandations (PNNS et Apports Nutritionnels Conseillés)
- Connaître l’état nutritionnel des consommateurs Bio ( vs non consommateurs) : avec des marqueurs  biologiques nutritionnel (taux plasmatiques de vitamines, lipides, minéraux)
- Connaître  le statut toxicologique des consommateurs Bio  : dosages de résidus de pesticides (dosages urinaires ou plasmatiques )
- Mettre en relation la consommation de produits Bio et des facteurs de risque pour la santé (bilan lipidique, glycémie,…), état anthropométrique (BMI, tour de taille…), pression artérielle,…).
L’ ITAB (Institut Technique de l’Agriculture Biologique) et l’Association Bio Consom'acteurs (Organisation nationale de consommateurs de produits Bio) seront des partenaires associés à ce projet.

Denis Lairon, Directeur de recherche à l’INSERM, nutritionniste, est expert pour le projet BIO-NUTRINET et correspondant de l’étude NUTRINET-SANTE pour la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et est rédacteur de ce texte.